samedi 20 août 2011

Guest Star

Petite pub qui passe tout les soir à la TV péruvienne... Avec quelques volontaires en Guest Star !

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jeudi 23 juin 2011

Ica, Paracas et Arequipa !

Après des semaines assez intenses, du fait des nombreux évènements à organiser, et de la « pression » face à l’imminence du début de la construction de la nouvelle Casa Hogar, j’ai pris quelques jours de repos avec quelques volontaires. J’en ai profité pour visiter quelques uns de ces endroits magiques du Pérou, que finalement je ne connais pas encore très bien !
Première journée à Huacachina, dont vous avez déjà vu quelques photos dans un précédent article. Cette fois, nous sommes arrivés à 4h30 du matin, ce qui nous a permis d’attendre le lever du soleil en haut des dunes : un peu frisquet, mais vraiment sublime !
5h45 du matin, en haut des dunes !


Petit moment " Into the wild sand"
Journée de détende à la piscine, puis nous partons vers Paracas et sa réserve naturelle. Petit tour en bateau afin de voir des multitudes d’oiseaux : pingouins, cormorans, mouettes, … et aussi quelques lions de mer. Toutes ces espèces vivent sur les Iles Ballesacas, réserve protégée, ou les hommes ne débarquent que tout les 8 ans pour extraire les tonnes de guano accumulées, afin d’en faire du fertilisant naturel pour les cultures (notamment au Mexique et aux USA). Le spectacle est incroyable, notamment su fait du nombre d’espèces et du la quantité invraisemblable d’oiseaux présents !
Juju et Nola, dans leur magnifique gilet !

Juju et Nola, sans leur gilet !

Mouettes, cormorans, pingouins, ... Ça piaille pas mal !
Petite promenade l’après midi, le long des côtes qui mènent jusqu’à la réserve de Paracas, et normalement vers des plages et des criques magnifiques. Mais le temps nous manque pour y aller… Comme consolation, nous tombons sur des flamands roses : magnifiques !







                                            
Quelques lions de mer, pas trop dérangés par les bateaux et les photos                                      

Jump !

Avec les évènements en cours du coté de Puno (près du lac Titicaca), beaucoup de volontaires ont du changé leur plans de voyages… Du coup, plutôt que de rester  seul près de la côte, je me suis ensuite dirigé vers Arequipa, la ville blanche, pour rejoindre Max, Sophie, Solèn, … Après avoir visité un peu la ville, et notamment sa magnifique place des Armes, une courte nuit de sommeil pour un départ vers une perle du Pérou : les Salinas !
A 3 heures de piste d’Arequipa, c’est un lieu encore miraculeusement préservé, peu, voire pas touristique (quelle chance pour nous d’être les seuls ce jour là !). Départ à  6h de notre hôtel, un peu serrés dans le 4x4, encore un peu somnolant ! La route nous rapproche du volcan Misti, qui domine la vallée d’Arequipa. Culminant à  pas loin de 6000m, c’est un des rares sommets des environ à avoir des neiges tout au long de l’année : magnifique !
3h plus tard, les Salinas… Epoustouflant ! Une lagune aux reflets parfaits, des montagnes et des volcans aux couleurs incroyables, des dizaines de lamas et d’alpagas peu habitués aux hommes, quelques flamands roses aux ailes chatoyantes, le tout sous un ciel intensément bleu… Et surtout, un silence profond, impénétrable (malgré les petites blagues de Max !). Bref, un lieu magique, mystique presque.


Le Misti, majestueux !


" Je marche seul... "

Malgré notre souffle coupé (4000m d’altitude quand même) devant la magnificence du lieu, on trouve quand même l’inspiration pour quelques photos décalées…
Une journée incroyable, dans une nature belle et ressourçante : rien de mieux pour finir ces 5 petits jours de vacances !




Donnez-moi un "P", donnez-moi un" E", ...


Quelques vigognes, animal protégé au Pérou, et une mini-tornade en fond !
Sophie, belle-gosse !

vendredi 10 juin 2011

Le Pérou et les transports… une histoire compliquée !

Pour continuer dans la série de la vie quotidienne à Ayacucho, voici un petit billet sur les transports… Ahhhh, que de moments inoubliables dans les bus et les taxis péruviens.
Pour commencer, il faut savoir que la notion de sécurité est assez différente de notre conception européenne... C'est-à-dire qu’en fait il n’y à aucune règle stricte. Et c’est pour ça qu’on peut monter à 10 dans un taxi (12 en se serrant bien), et nul besoin de se cacher des éventuels contrôles de polices.
Bien, alors, c’est parti, et faite comme c’est de coutume ici : n’attachez pas vos ceintures, puisque de toute façon il n’y en a pas !

Pour se déplacer dans une ville comme Ayacucho, il y a différents moyens. Premièrement, les bus : pas tous en bon état, ils suivent des routes déterminées (18 routes différentes à Ayacucho), et n’ont pas d’arrêts définis. Pour monter, il suffit d’être sur le tracé, et lorsqu’un bus s’approche, d’un délicat geste de la main, du bras, ou du corps tout entier en gesticulant le plus possible pour être bien sur d’être vu, signaler qu’on voudrait monter… Lorsqu’il s’arrête, il faut gentiment laisser passer les Mamitas qui elles n’hésitent pas à jouer des coudes et bousculer pour monter en première (ce qui est parfois un peu pénible, mais bon, on dira que ça serait à cause du fait qu’elles sont vieilles et qu’elles ont parfois plus toute leur tête). Aux heures de pointe, il faut ne pas être trop en froid avec son prochain, car la promiscuité forcée peut être elle aussi un peu pénible. Et garder un œil sur son sac, parce que les annonces « anti pickpockets » (comme dans le métro parisien) sont inexistantes. Le coût d’un voyage dans ces bus est de 0,5 sol… On en a pour notre argent.
Un bus, en bon état !!
Heure de pointe... Quand y'a plus de place, y'en a encore !!


L'avantage d'être Gringo, c'est qu'on est plus grand que le reste du bus... Agréable en heure de pointe !

Le deuxième moyen de transport : les « mototaxis ». Ces petites caisses de toutes les couleurs sont quasi exclusivement réservées au centre de la ville. Relativement économiques, ce sont surtout des machines à  klaxonner pour essayer à tout prix de doubler des camions et des voitures deux fois plus grandes… Le confort est assez rudimentaire, et je constate chaque fois que les péruviens sont des petites gens : mes genoux sont souvent marqués par les barres de fer qui séparent les passager du conducteur.



Dernier moyen de transport urbain : les taxis et collectivos… Les collectivos d’abord : ils annoncent jusqu’où ils vont, et attendent que 6 personnes soient montées pour partir. Les voyages sont parfois inconfortables, surtout quand les genoux prennent des coups avec le levier de vitesse. Mais dans l’ensemble on arrive entier à destination. Les taxis ensuite… Le prix se négocie avant même de monter dedans : c’est assez courant que les chauffeurs essayent d’arnaquer les « gringos », mais au bout de 5 mois je commence à connaitre les prix, et à réussir à négocier efficacement. Seule chose qui peut faire monter le prix : le nombre de personne ! Le record actuel : 11 dans un taxi : 2 sur le siège avant, 5 au milieu, 4 dans le coffre. Je vous pris de croire que les dos d’âne sont des moments assez pénibles pour tous les passagers, presque autant que pour les suspensions de la voiture.
Ici, même les voitures vieilles valent beaucoup : il n'y a pas de décote sur le marché de l'occasion

A 11 dans un taxi...

Pour voyager entre les villes du Pérou (qui est quand même 4 fois plus grande que la France), il n’y a que deux solutions : l’avion, mais étant donné que je n’ai toujours pas gagné à l’euromillion c’est hors de mon budget, et le bus. Mais alors quels bus !! Honnêtement, la première classe du TGV n’a rien a envier au confort des sièges de ces bus de nuit. Tout dépend évidemment de la compagnie choisie, car les accidents son encore assez courant et ne font pas de cadeaux !, mais dans l’ensemble, les voyages sont plutôt cools, malgré la durée !
Bons sièges, bons films (enfin, parfois seulement !), ... Confort relatif !

Max et Sophie, confortablement endormis dans un de ces bus de ligne...

 Bref, se déplacer au Pérou, c’est long, c’est parfois dangereux, mais tant que les péruviens autour de toi n’ont pas peur, il n’y a pas de raison d’avoir peur ! Mais c’est aussi de bons moments, de beaux paysages (quand on voyage de jour !), des routes qui nous amènent toujours vers de nouvelles aventures…




Addendum 
Suite à un commentaire très juste de Christian (je n'en attendait pas moins !), je réalise que je n'ai pas parlé de la conduite en tant que telle ! D'où ce petit rectificatif...
Les Péruviens conduisent mal... au moins aussi mal que les Ardennais pour ceux qui connaissent ! Au carrefour, il n'y a qu'un seul feu sur l'un des 4 angles du croisement, et ce n'est pas toujours facile d'en voir la couleur ! L'utilisation du clignotant est très approximative, voire carrément inexistante... Certains taxis préfèrent mettre les Warning pour prévenir qu'ils tournent. 
Je ne suis pas capable de vous dire la vitesse moyenne, puisque la plupart des compteur sont cassés ou débranchés, mais dans l'ensemble, ça va plutôt assez vite... Les chauffeurs sont assez ambitieux sur leur dépassements même quand d'autres voitures arrivent en face.
Pour ce qui est des bus de ligne, ils roulent comme... heu... des tarés ! Et pour peu que le bus soit un peu vieux et le chauffeur aussi, c'est l'accident... Heureusement ce n'est pas pour toutes les compagnies (Pauline, t'inquiète pas, je ferai les bons choix !)
Ayacucho est une ville très bruyante, à cause des bruits des vieux moteurs, mais surtout à cause des klaxons...  Ici, le klaxon signifie beaucoup de chose : "Veux tu monter dans mon taxi ?" " Dégage de ma route espece de sale piéton ou je t'écrase ! " Avance !" MAIS AVANCE B#*%L !" "Attention je double ! " " Attention à ce qui va t'arriver si tu essayes de me doubler !" ... et je passe sur les noms d'oiseaux qui fusent de façon assez régulière...
Peu de femmes au volant (ouf, parce que les mecs sont déjà assez dangereux ! ;-), sauf quelques "petites bourgeoises", mais c'est assez rare ! Et ce sont elles qui klaxonnent le plus !
Le stop est relativement déconseillé, surtout pour les filles... Et de toute façon ça ne marche pas en ville.
Je n'ai pas encore eu l'occasion de conduire ici, et je ne crois pas que je trouverai le taxi qui voudra bien me laisser conduire... Je pense que ça pourrait être une expérience intéressante !

lundi 6 juin 2011

Encore un peu de semaine Sainte...

Pour compléter mon dernier billet, je vous mets quelques photos sublimes prises par Nico, un volontaire photographe quasi pro... Enjoy !

La ferveur des Ayacuchanais


Les Rameaux, de toute beauté

Sans doute la plus belle des procession !

Des fresques, en peinture et en pétales de fleurs, couvrant l'une des rue d'Ayacucho

Musicien et pupitre en même temps, pour que la procession et la musique soient de concert !

Quelques couleurs flamboyantes...

... éclatantes, même !


Si vous voulez admirer un peu plus le travail de Nico, rendez-vous sur son site : www.cosmopolight.com
Merci Nico pour ces images sublimes !!

mardi 31 mai 2011

La semaine Sainte Ayacuchanaise

Cela fait beaucoup trop longtemps que je n’ai pas donné de nouvelles, ni mis quelques photos sur ce blog… Alors pour rassurer tout le monde : je suis bien vivant, et tout va bien ! Je vais donc revenir un peu sur quelques évènements, peut-être un peu tardivement, qui ont marqués mon séjour.

Il y a quelques semaines déjà a eu lieu un évènement majeur dans la vie de la ville d’Ayacucho : la semaine Sainte !

L’entrée de Jésus à Jérusalem, la Cène, le chemin de croix, la résurrection : toute la semaine, la ville vibre au rythme des processions et des cérémonies. Tout le monde, jeunes et moins jeunes se retrouvent pour célébrer dans une ferveur assez particulière de notre point de vue « européen » de la religion ! Chaque procession est une vraie fête, le plus souvent en habit traditionnel. La semaine Sainte d’Ayacucho attire de nombreux touristes, et c’est assez inhabituel de croiser dans les rues de « notre » ville autant de « gringos ».


Pour les Rameaux, chaque personne marche derrière le cortège religieux avec de superbes palmes tressées, beaucoup plus belles et impressionnantes que nos rameaux de buis…
Les processions se succèdent tous les jours, suivies souvent de fêtes (bien alcoolisées pour certaines, ce qui a de quoi surprendre !). J’ai assisté au lavement des pieds par l’évêque d’Ayacucho, mais sans pouvoir prendre de photos

Des colonnes de feux d'artifices dans tout les sens !
Le moment le plus fort de la semaine est en même temps son point d’orgue. La fête commence dès le samedi soir par de nombreux feu d’artifices : pas loin d’une heure d’explosions de couleurs, suivies toute la nuit d’autres formes d’artifices, fixes ! De toute beauté. 
Tout cela permet de patienter jusqu’à l’ouverture des portes de la cathédrale, à 5h du matin, pour la messe de Pâques.
Les portes s’ouvrent sur une gigantesque construction qui sera en tête de la procession un peu plus tard. L’intérieur de la cathédrale est rempli, à tel point que même debout sur le coté on est trop à l’étroit pour suivre la célébration. Le temps que la cathédrale se remplisse entièrement, on peut admirer toutes les décorations en or, héritage des colons espagnols qui ont bâti les 33 églises du centre d’Ayacucho.

Les décoration tout en or de l’intérieur de la cathédrale

La foule à la messe : beaucoup ont du rester debout !

Le char, tête du cortège, majestueux


La foule immense suivant le cortège
Après une messe rythmée par les pétarades des feux d’artifice qui continuent à l’extérieur, la procession se met en place, derrière le char, en haut duquel est sorti le Christ. La procession ne fait que le tour de la place des Armes, au rythme de la fanfare, et accompagnant le lever du soleil. La foule suit, plus ou moins recueillie, mais avec respect. La semaine Sainte s’achève ainsi, au son d’une messe en Quechua, la langue originelle du peuple d’Ayacucho, héritage des Incas, sous la lumière su soleil se levant au dessus de la cathédrale.


Le lever du soleil, synchro avec la procession

L'entrée du cortège dans la cathédrale, avant la messe en Quechua
Vivre sa foi revêt ici un tout autre sens : la participation, l’implication de la population est totale, la ferveur immense et les symboles forts. Un vrai moment inoubliable, que je souhaite à tout le monde de vivre !

mercredi 27 avril 2011

La Bolivie... des vacances de rêves !

Cela fait maintenant 1 mois que je n’ai pas publié sur ce blog… Certains d’entres vous (les Facebook-addict notamment !) ont pu savoir que tout se passait bien pour moi… 

Mais il est temps que je vous montre plus en détails ce que j’ai fait et vu le mois dernier. Je dis « montrer », car en effet, je ne saurais vous dire simplement avec des mots l’étendu des déserts, le silence impressionnant des hautes altitudes, l’ennui des voyages en bus, la chaleur moite tintée de bruits incessants dans les profondeurs de la jungle, les innombrables arbres exotiques et leur vertus, la beauté des rivages du lac Titicaca, le froid de son eau, la magnificence de ses îles.
En bref, une petite sélection de photos avec peu de commentaires car elles parlent d’elles-mêmes !

A Huacachina, une lagune entourée de dunes... Lever du soleil en haut des dunes !

Petite balade dans le sable, avant de descendre en mode scorpion (sur le ventre !) et d'aller passer la journée tranquillement au bord de la piscine de l’hôtel ! Bref, une vraie première journée de vacances !

Le coucher du soleil, en haut des dunes également... Moment magique, en chanson (vive les Gringos 5 !), lumières sublimes !

Toute la bande de Huacachina... Sophie, Alix, Marina, Léa, Nico, Déborah, Kristien !
Un bien bon moment !

Quelques jours plus tard, au Sud de la Bolivie... En plein milieu du désert de sel d'Uyuni, inondé en raison de la saison des pluies... Ça ne se voit pas sur la photo, mais c'est extrêmement douloureux de marcher pieds nus dans le sel, et encore plus de sauter ! Mais ça fait des belles photos !


Danger, traversée de lamas, d'alpagas et de vigognes !! Hostile, la nature !

Le Condor de pierre, un rocher à la forme original... Alix et moi sommes passés maîtres dans le dressage de ses étranges animaux !

Devant la Laguna Honda... A pas loin de 5000 m  d'altitude !

El arbol de piedra ! L'arbre de pierre, un rocher à la forme original la encore... Tout ses champs de rochers sont en fait des restes d'explosions volcaniques, et les rochers ont évolués avec l'érosion !

Sur des terres volcaniques, ça sent le souffre, et on trouve des geysers, preuve qu'il y a encore un peu d'activité en dessous... Plutôt rassurant, mais magnifique, surtout avant le lever du soleil !

Lever du soleil en prenant un bain dans une source chaude (agréable en raison des 5° qu'il faisait à cette altitude et à cette heure matinale !) : MAGIQUE !

La dernière lagune de notre voyage dans le Sud Lipez, avec un reflet parfait !
Un petit manque dans les photos de notre voyage : Sucre... Malheureusement, nous avons eu un petit problème d'appareil photo, et toutes les photos ne sont pas disponibles !

Une des premières vue de la jungle Boliviene ! La densité de la végétation, l'humidité (bon, il pleuvait aussi !), les bruits, ... 

A propos de l'humidité... Traversée à pied d'un Rio, en cru à cause de la pluie !

Tarzalix ! 

Une des rares prises... La pluie fait fuir les animaux !



La jungle, impénétrable par endroit !

Changement de décors... L'île du Soleil (là ou le Soleil est né, d'après la légende Inca !), plantée au milieu d'un lac  immense dont on ne voit pas les rives !

Microclimat au dessus du lac : pas de nuage, seulement des orages !

Une Mamita Bolivienne ! 
Isla de la Luna, que nous n'avons malheureusement pas pu visiter, faute de temps... 



Voilà, je vous donne rendez-vous en France pour plus de photos… Et des explications plus détaillées et de vive-voix. Dans moins de 3 mois maintenant c’est le retour : la moitié du voyage est passée ! Et il reste tant à faire, à voir, … 3 mois que (comptez sur moi !!) je vais vivre à fond !
Rapidement un autre article sur la Semaine Sainte : un vrai évènement ici ! 
Et je compte continuer ma série sur la vie quotidienne à Ayacucho !!